J’ai toujours voulu comprendre comment le corps fonctionne
J’enseigne le yoga à Nice, en petit groupe. Ce que je cherche n’est pas la performance : c’est ce qui permet de bouger correctement, et longtemps.
Le mouvement, bien avant le yoga
Le sport et le mouvement ont toujours occupé une place importante dans ma vie. J’ai toujours aimé pratiquer, mais aussi comprendre comment le corps fonctionne et comment progresser.
C’est cette curiosité qui m’a amené, au fil des années, à m’intéresser autant à l’entraînement qu’à la mobilité, à la respiration ou à la nutrition.
Le yoga est arrivé plus tard
À un moment où un problème physique m’avait obligé à interrompre mes activités sportives.
J’ai essayé différentes approches avant de découvrir l’enseignement Iyengar. J’y ai retrouvé quelque chose qui me correspondait : la précision, la rigueur, l’alignement, la compréhension du corps.
Je n’ai jamais quitté cette manière de travailler. Elle est devenue mon métier, et elle est restée ma pratique.
Ce que la précision a changé
Une posture n’est pas une forme à atteindre. C’est un réglage : où sont les appuis, ce qui s’allonge, ce qui tient, ce qui doit rester libre. C’est ce que je regarde chez quelqu’un, et c’est ce que je corrige.
L’appui
Ce qui touche le sol décide de tout le reste. On commence par là, jamais par l’amplitude.
La direction
Une jambe tient pendant que la poitrine s’ouvre : deux directions opposées dans le même mouvement.
L’ordre
Allonger la colonne avant de descendre. L’ordre des gestes compte plus que la profondeur atteinte.
Le support
Une brique, une sangle, une chaise, un mur. Ils ne rendent pas la posture plus facile : ils la rendent juste, avec le corps que l’on a ce jour-là.
Christian Pisano et June Whittaker
Ma rencontre avec Christian Pisano et June Whittaker, auprès desquels je pratique et me forme depuis de nombreuses années, a profondément enrichi cette approche.
La précision du geste reste le socle. Elle a simplement cessé d’être le seul objectif.
« À la précision s’est ajoutée une autre recherche : l’espace dans la posture, la respiration, la capacité à trouver du relâchement même au cœur de l’effort. »
Enseigner, plutôt que faire des postures
Avec le temps, la posture en elle-même est devenue moins importante à mes yeux que ce qu’elle permet de développer.
J’enseigne depuis plus de dix ans, et ce sont ces années passées auprès des élèves qui ont le plus fait évoluer ma façon d’enseigner.
On y constate vite une chose : personne n’arrive avec le même corps. Ni la même mobilité, ni la même force, ni la même expérience, ni les mêmes limitations, ni les mêmes objectifs. Deux personnes dans la même posture n’y font pas le même travail.
La précision que j’ai apprise n’a rien perdu de son importance — elle a changé de place. Elle est au service de la personne qui est devant moi. Mes enseignants m’ont donné des outils : l’alignement, l’ordre des gestes, les supports. Les années d’enseignement m’ont appris lesquels choisir, et pour qui.
Je cherche donc à transmettre une pratique précise mais adaptable, où l’on apprend à mieux connaître son corps plutôt qu’à lui imposer une forme : adapter la pratique aux besoins de la personne, plutôt que faire entrer tout le monde dans la même pratique.
Je veux que mes élèves puissent travailler, progresser, parfois se dépasser — mais surtout sortir d’un cours en pensant :
« Ça m’a fait du bien. Je me sens mieux. »
Ma pratique ne s’arrête pas au yoga
Je continue à travailler la force, la mobilité, les équilibres et le mouvement. Je m’intéresse également depuis longtemps à l’entraînement et à la nutrition.
Ce ne sont pas pour moi des spécialités séparées, mais des façons différentes de regarder la même chose : ce dont le corps a besoin pour continuer à bien fonctionner avec les années.
« Je ne crois plus qu’une seule discipline puisse répondre à tout. »
Rester fort, mobile et capable de faire ce que j’aime le plus longtemps possible.
C’est cette même idée que j’essaie de transmettre dans mon enseignement : prendre soin du corps que l’on a aujourd’hui pour continuer à s’en servir demain.
La formation
- De nombreuses années de pratique et d’enseignement du yoga Iyengar.
- Une pratique et une formation suivies depuis de nombreuses années auprès de Christian Pisano et June Whittaker.
- Un séjour d’étude au Ramamani Iyengar Memorial Yoga Institute, à Pune, en Inde.
- Une formation qui continue, en France comme à l’étranger, auprès d’enseignants de cette lignée.
En décembre 2016, l’institut de Pune a délivré un document. Il indique que Jean-François Plane est qualifié pour enseigner les āsanas du cours d’introduction de niveau deux et le prāṇāyāma du cours préparatoire, tels qu’ils sont définis dans Light on Yoga et Light on Prāṇāyāma. C’est ce que dit la pièce, et c’est tout ce qu’elle dit.
“This is to certify that Plane Jean-François is qualified to teach YOGA ĀSANAS of the Introductory Course of level Two and PRĀṆĀYĀMA of the Preparatory Course as set out in Light on Yoga & Light on Prāṇāyāma.”Ramamani Iyengar Memorial Yoga Institute, Pune, Inde — décembre 2016. Signé Geeta S. Iyengar.
Le plus simple est de venir voir
Les cours ont lieu en petit groupe, au cœur de Nice. Il n’y a pas de niveau à atteindre avant de commencer.